Teresa Villaverde occupe une place singulière dans le paysage cinématographique européen. La cinéaste portugaise tourne son regard, depuis le début des années 1990 vers les laissés-pour-compte de la construction européenne, enfants et adolescents, femmes isolées, candidats à la migration. Dans une économie réduite, elle construit une œuvre constituée aujourd’hui de plus de 10 films, tous présentés dans les festivals internationaux (Venise, Cannes, Berlin), dont la radicalité n’est pas la moindre cohérence, mêlant poésie pure et engagement, s’autorisant des détours réguliers vers le fantastique. (Centre Pompidou)